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Etes vous un salarié averti ?

Quizz : en 20 questions testez vos connaissances

Quizz force Ouvrière

Le travail, une relation comme une autre

Le travail, une relation comme une autre

Je n’ai jamais participé à un speed dating et forcément je me sens en décalage total par rapport à mon époque.

Jeune urbain dans le vent, très bien de ma personne, d’aspect sympathique (pas la peine de vous retourner, vous avez très bien compris que je parlais de moi), ce concept avait théoriquement tout pour me séduire.

A l’adresse des ploucs et des désocialisés complets exilés sur la planète pénitentiaire Alpha du Centaure (tournez à droite après Mercure), je rappelle que le speed dating (littéralement « rencontres rapides »), est une méthode de rencontres amoureuses rapides et en série.

Parfaitement adapté, donc, aux lapins et autres éjaculateurs précoces, non, je plaisante…

J’ai testé pour vous

Quand un de mes amis (« Dieu me garde de mes amis ; mes ennemis je m’en charge » disait Antigone II, roi de Macédoine), m’a inscrit par pure charité chrétienne à une de ces séances, histoire d’abréger un long célibat qui ne pesait qu’à lui, j’ai essayé de me renseigner plus complètement sur la bestiole.

J’ai foncé sur Internet, et déjà que le côté rapide des rencontres me perturbait, je suis tombé sur le site « Turbo dating » qui promettait d’être plus rapide que rapide !

« Un nombre égal de femmes et d’hommes se rencontrent en tête à tête pendant 10 minutes. On parle des sujets que l’on souhaite sans avoir le droit de dire son nom, de parler d’argent ou de son travail ».

Je me suis posé la question du pourquoi de ces restrictions. Bon, le nom, soit, il faut préserver une part de mystère, laisser rêver que l’on a discouru avec le Comte Jean-Eudes de la Haute Motte (vieille noblesse spoliée à la Révolution) plutôt que Germain Patouillard, né sous X.

Pour le métier exercé, pas de souci, de toute façon il est hors de question que j’avoue travailler à Pôle emploi ou pire encore, être joueur de l’équipe de France de football…

Je comprends enfin l’interdiction de parler argent, il faut éviter à tout prix éviter de déromantiser (cherchez pas, je l’ai inventé) l’instant relationnel.

Excepté l’obligation de respecter ces règles (mais qui contrôle, les conversations sont-elles écoutées ?), quartier libre pour le choix des sujets.

Mon conseil après avoir testé la formule, évitez quand même d’aborder tous les sujets qui fâchent, c’est à dire tous les sujets.

Evitez de parler politique, il n’est pas très malin d’avouer sa sensibilité UMPiste à un interlocuteur qui sort d’une manif sur les retraites.

Evitez de parler de vos goûts personnels, être aficionado de nos jours ne paie pas.

Evitez de parler de votre conception du couple, une femme moderne ne partagera pas forcément votre aspiration de bon sens à une séparation raisonnée des tâches, la femme qui s’occupe du foyer et l’homme qui gère la télécommande du téléviseur.

En fait, ne parlez de rien, restez-en à de vagues généralités : vous êtes un peu sportif, vous ne détestez pas les sorties et vous avez toujours aimé les animaux (n’oubliez pas que si l’on vous pose cette question, c’est pour tester votre capacité de ménage à trois avec un teckel qui pue de la gueule et qui a annexé une fois pour toutes le lit conjugal).

Si l’occasion se présente, prenez l’air de celui qui a suivi une longue trajectoire mystique intérieure pour affirmer que le respect dans un couple c’est important, que le charme est de loin supérieur à la beauté superficielle, que les enfants cimentent une relation et que vous êtes modestement en recherche d’un bonheur simple (insistez sur le « simple »).

De toute façon, en 10 minutes top clochette, vous n’avez que l’opportunité d’en rester à l’écume des choses et le véritable intérêt de ce court laps de temps semble être de juger l’interlocuteur sur des critères exclusivement physiques.

Pour les garçons, généralement plus primaires, l’occasion de juger de la beauté intérieure de la participante en notant la couleur de ses yeux et la dimension de sa poitrine ou de ses hanches.

Pour les filles, plus cérébrales, l’occasion de repérer les défauts visibles éliminatoires (ongles rongés, laisser aller vestimentaire, niveau de propreté flirtant dangereusement avec la côte d’alerte).

Le professionnel rattrape le coeur

Le speed dating, méthode de rencontres rapides et en série, soit un concept qui privilégie la quantité au profit de la qualité plus difficilement discernable.

Soit le credo actuel de Pôle emploi que l’on n’est par conséquent guère étonné de retrouver dans l’organisation de « jobs dating ».

Le job dating, c’est (de moins en moins) nouveau, c’est tendance, ça vient de sortir.

C’est une session de recrutement « éclair » par le biais d’entretiens d’embauche lights entre un candidat et un employeur.

Cette transposition du speed dating dans le domaine de la recherche d’emploi tombait sous le sens. Après tout, la démarche n’est-elle pas la même ? Les candidats à l’amour ne se mettent-ils pas en situation d’être jugés et choisis, ne proposent-ils pas leurs services, la seule différence étant que les deux parties sont à la fois demandeuses et recruteuses ?

Jobs dating « seniors », « emplois verts », « spécial jeunes », « handicap », « lutte contre la discrimination », les déclinaisons donnent le tournis.

Ce qui m’énerve parce que je viens de me raser au Bic, que je me suis fait saigner comme un goret, que je me suis aspergé de lotion après rasage, que je sens bon mais que je brûle, ce qui m’a mis d’une humeur massacrante…

Ce qui m’énerve parce que je vais être obligé de faire l’impasse sur mes réunions speed de ce soir.

Ce qui m’énerve parce que je ne vois pas bien la différence entre un job dating et une antique foire aux esclaves.

Si, une seule en fait, les esclaves n’étaient pas obligés de faire des pieds et des mains pour se faire choisir.

Et ce qui m’énerve par-dessus tout, c’est de voir la part active que prend Pôle emploi dans l’organisation de cette sinistre mascarade.

Oh, je sais bien ce que l’on peut me rétorquer, ne pensez pas que je vous ai attendus pour me faire les observations suivantes : Pôle emploi est dans son rôle lorsqu’il facilite la rencontre entre l’offre et la demande (notez l’emploi puant du langage économique), que toute initiative visant à fluidifier le marché du travail (autre expression nauséabonde) est bonne à mettre en œuvre.

Sauf que l’enfer est pavé de bonnes intentions, comme disait mon cantonnier, et qu’il me semble que Pôle emploi va bien au-delà de son rôle d’intermédiaire dans l’affaire.

Pôle emploi se couche sans coucher

En premier lieu en livrant clés en main des bestiaux formatés à la convoitise d’éleveurs exigents, preuves de presse à l’appui…

« Une présélection avait eu lieu en amont » (Paris Normandie, 4/06/10)

Mieux encore : « Pour apprendre les rudiments aux candidats, Pôle emploi a dédié la matinée d’hier à des ateliers de préparation » « On leur a appris à se vendre en allant à l’essentiel… » (Sud Ouest, 19/05/10).

Ça, effectivement, en dix minutes, tu as plutôt intérêt à aller à l’essentiel et à ne pas trop bifurquer sur ton enfance douloureuse !…

D’ailleurs, dix minutes, c’est encore trop de temps perdu pour nos modernes négriers qui se fichent de l’emploi comme de leur première traite des blanches.

« Semaine de l’emploi : sept minutes pour un job » (Sud Ouest)

« Un job en cinq minutes, c’est possible » (l’Aisne Nouvelle, 1/06/10)

C’est donc dans ce laps de temps que les employeurs, qui n’ont de cesse de se plaindre de ne pas arriver à trouver le candidat idéal, prétendent maintenant dénicher la « perle rare ».

Ne serait-ce pas plutôt le temps qu’il leur faut pour examiner la musculature et les dents des candidats, repérer celui qui aura les moindres prétentions salariales en vue de décrocher la timbale ?

« J’ai la sale impression qu’il y a quelque chose de bien pourri dans le royaume de Danemark » disait Hamlet à moins que ce ne soit Shakespeare…

Parce que dérouler systématiquement le tapis rouge sous les pieds boueux de nos nouveaux maîtres les employeurs commence à me fatiguer sévère.

Je sais bien, Christian Charpy, directeur général, avait prévenu de sa nouvelle stratégie qu’elle est trop bonne : « En 2009, nous nous sommes beaucoup concentrés sur les demandeurs d’emploi. En 2010, nous devons nous réorienter résolument vers les entreprises. » (Les Echos, 10/02/10)

Cela signifie-t-il que la nouvelle mission de Pôle emploi est de servir sur un plateau de la chair fraîche à des employeurs insatiables, anticipant des désirs qu’ils n’auraient jamais osé exprimer ouvertement ?

Putain de bonne question !

Surtout qu’avec candeur le journal Sud Ouest vend la mèche dans le corps de son article : « Pour l’employeur, les avantages de la méthode sont nombreux puisqu’il n’a quasiment rien à faire. Pôle emploi sélectionne les candidats au bon profil (profil professionnel, espérons-le, NDA), les convoque et établit les heures de rendez-vous. L’employeur, lui, n’a qu’à s’asseoir et attendre le défilé des douze candidats dans son bureau.»

Un bureau souvent mis gracieusement à sa disposition par Pôle emploi, bien sûr, à l’heure où la structure, par souci d’économies à faire au détriment de ses salariés, leur refuse l’aumône d’un espace de travail attitré !…

Le fond du comble est touché lorsqu’on découvre que Pôle emploi qui présélectionne, convoque et prête ses locaux fait tout cela pour permettre à ses concurrents de lui faire la peau…

« Bonjour, monsieur Blanc, moi c’est Delphine de Manpower » (l’Aisne Nouvelle)

Un arrière goût de schizophrénie, n’est-il pas ?

Eloge du proxénétisme

Le même journaliste de l’Aisne ou la Cuisse ne se tient plus de joie, considérant le job dating comme « une idée novatrice sur le marché de l’emploi. »

Personnellement, j’y vois une régression du sens des choses, une dangereuse abdication de toutes les valeurs et de tous les symboles, ceux-là même dont Pôle emploi devrait être le garant en sa qualité de service public qu’il prétend (encore) être.

L’employeur est encouragé à donner le baiser de la mort. Etreinte furtive, tarifée en cas d’aide à l’embauche, je te prends, je te jette, je te change en une ronde nymphomaniaque infernale.

« L’entretien d’embauche traditionnel est désacralisé » exulte aussi bêtement le plumitif de Paris Normandie.

Il n’y a malheureusement pas que lui ! C’est tout le concept d’emploi qui est ici désacralisé. Car ici, on parle d’emploi mais il n’en est nullement question. Il s’agit de « taf », de « petits boulots », de « jobs » et pour une fois l’intitulé de la cérémonie ne trompe sur la marchandise.

Mais la révolution sémantique est déjà en marche. Pôle emploi l’a déjà intégré dans sa communication sur les chiffres du chômage en considérant que toute forme d’activité se valait.

Rangez votre cravate, pointez-vous comme moi la tronche zébrée de sparadraps, d toute façon vous ne rencontrerez le grand amour que dans les statistiques.

Multiplication des Jobs dating, rencontres express, Pôle emploi est pressé. Alors il court. Tel un canard sans tête et sans sexe, il court.

A sa perte…

Les organisations patronales se livrent une guerre judiciaire

La CGPME conteste la suprématie du Medef en termes de représentativité au sein des instances de Pôle Emploi. L’organisation patronale des petites entreprises a déposé un recours devant le Conseil d’Etat.

La confédération générale des petites et moyennes entreprises a indiqué lundi 26 juillet avoir porté devant le Conseil d’Etat son différend avec le Medef sur la représentativité. Au coeur de la dispute entre les deux organisations patronales, figure la répartition des sièges entre les organisations patronales au sein des instances de Pôle Emploi, établissement public né en 2009 de la fusion entre les Assedic et l’ANPE.

« C’est un aboutissement juridique d’un conflit qui est larvé depuis plusieurs mois » entre le Medef et la CGPME, a expliqué à l’AFP le Secrétaire général de la CGPME, Jean-Eudes du Mesnil du Buisson, confirmant une information de La Tribune. Reconnaissant « une rivalité entre CGPME et Medef sur la représentation des PME« , il a estimé que son organisation ne pouvait « pas accepter que le Medef s’arroge le quasi-monopole des PME car ça ne correspond pas à la réalité » du terrain.

Aucune mesure d’audience de la représentativité patronale

La CGPME conteste les trois sièges sur cinq attribués au Medef au sein des instances paritaires régionales (IPR), rattachées aux 26 directions de Pôle emploi, qui veillent notamment à la bonne application de l’accord de l’assurance chômage. Elles sont composées de cinq représentants des salariés (CFDT, CGT, FO, CFTC, CFE-CGC) et de cinq représentants patronaux (trois Medef, un CGPME et un UPA, patronat de l’artisanat), selon Pôle Emploi.

La CGPME veut faire annuler par le Conseil d’Etat la décision du président de Pôle Emploi Dominique-Jean Chertier (UIMM, branche du Medef) d’attribuer trois sièges au syndicat patronal, prise selon M. du Mesnil, « un beau matin » et en accord avec le ministère de l’Emploi. Pour la CGPME, M. Chertier a outre-passé ses droits.

« La requête a été déposée le 30 juin pour excès de pouvoir« , a précisé Me Jean de Salve de Bruneton, dont le cabinet représente la CGPME. Cette procédure est « un signal pour montrer que dorénavant nous n’accepterons plus qu’on passe sur notre tête » pour désigner les représentants patronaux, a affirmé M. du Mesnil.

Actuellement, il n’existe aucun instrument de mesure de la représentativité patronale, alors que depuis 2008 les syndicats de salariés sont soumis à des mesures d’audience.

Pôle emploi attaqué en référé par un prestataire privé

 

Le groupe Alpha, société de conseil spécialisée dans l’accompagnement des restructurations et des personnes au chômage, a attaqué en référé un appel d’offres de Pôle emploi devant le tribunal administratif de Paris, pour obtenir que la procédure soit reprise à zéro.

"Nous attaquons l’appel d’offres +cadres+ (qui vise à trouver un prestataire pour s’occuper de l’accompagnement des cadres au chômage, ndlr) en référé devant le tribunal administratif afin de le faire annuler. Si notre demande est rejetée, nous attaquerons sur le fond", a indiqué son président, Pierre Ferracci au Parisien paru vendredi.

"Alors que le cahier des charges de Pôle emploi disait très clairement qu’il fallait facturer la TVA, certains compétiteurs ne l’ont pas facturée, en jouant sur le fait que le placement des demandeurs d’emploi inclut des activités de formation (non soumises à la TVA, ndlr) Il y a eu soit incompétence, soit fourberie", dit-il.

Du temps de l’ANPE, l’Association pour l’emploi des cadres (Apec) avait une délégation de service public quasi automatique pour s’occuper de l’accompagnement des cadres au chômage.

Depuis 2010, Pôle emploi doit mettre en concurrence les différents prestataires dans le cadre d’un appel d’offres, dont le groupe Alpha a été écarté au profit de concurrents.

Dans un document transmis à la presse, M. Ferracci estime que sa société est "victime d’un véritable règlement de compte de la part de la direction des achats" de Pôle emploi et paye "le prix pour la révélation de l’invraisemblable manipulation sur la TVA".

Alpha, qui estime que Pôle emploi n’a pas respecté les règles de la concurrence entre candidats et les règles fiscales applicables, attend une réponse de la justice "au mieux dans une quinzaine de jours".

M. Ferracci envisage aussi un recours contre un autre marché attribué l’an dernier et dit-il "totalement faussé".

Couper l’arbre qui cachait le désert

Couper l’arbre qui cachait le désert

Les trois circulaires du 2 juillet du Premier ministre aux membres du gouvernement (JO du 9 juillet) relatives à la réduction de leurs moyens de fonctionnement et de ceux des membres de leurs cabinets tentent de masquer la réalité tout en la symbolisant.
Derrière cette vaste communication annonçant des réductions du « train de vie des ministres et de leurs collaborateurs », il s’agit de nouvelles décisions, jamais concertées, qui sont idéologiques et purement comptables.
Ce qui est appliqué à un cabinet ministériel, l’est cent fois plus fortement au niveau d’un service, d’une administration, ou d’un opérateur du ministère. Les 150 nouvelles mesures de la RGPP poursuivent le travail de destruction engagé par les 371 premières.
Autrement dit : « Les ministres boiront moins, les agents publics trinqueront encore plus ».
Les ministres sont réduits à moins de «représentation»? Qui pourra alors continuer de tenter de faire illusion par des «Grenelles», «Assises», «Etats Généraux» ou autres comités divers faute de missions, de compétences et d’effectifs pour la mise en œuvre des politiques publiques?
Derrière l’annulation d’une « réunion petits fours », c’est une administration que le gouvernement supprime.
Derrière ce service public détruit, ce sont des politiques publiques qui ne seront jamais mises en œuvre.
Derrière cet abandon des priorités républicaines, c’est chaque citoyen qui se retrouve victime de la rigueur (aides à l’emploi, lutte contre le chômage, salariés à domicile, aide au logement, soutien aux plus démunis, allocation aux handicapés et autres aides sociales, etc).
Cette «rilance», fer de lance d’une rigueur extrême, revient à couper l’arbre qui cachait le désert d’une République « low cost ».

Réduction des déficits publics: "normal" que Pôle emploi participe (Charpy)

 

Le directeur général de Pôle emploi, Christian Charpy, juge "normal" que l’organisme né de la fusion ANPE-Assedic "participe" à la réduction des déficits publics en 2011, car c’est "l’un des plus gros" opérateurs publics, dans un entretien publié jeudi dans Les Echos.

"2011 sera consacrée à la réduction des déficits publics et Pôle emploi étant l’un des plus gros, sinon le plus gros opérateur public de l’Etat, il est normal qu’il y participe", déclare M. Charpy, alors que le document d’orientation budgétaire du gouvernement prévoit "des gains de productivité importants" réalisés par les structures du service public de l’emploi.

Affirmant que "la fusion commence à produire des synergies, notamment sur les frais de fonctionnement et en termes d’organisation des équipes", il estime que "cela nous permettra de nous passer en 2011 des moyens exceptionnels" de 2009, à savoir "1.000 CDD supplémentaires".

Le directeur général fait aussi valoir que "s’il y a moins de licenciements économiques, il y aura moins d’entrées en conventions de reclassement personnalisé, donc moins de besoins en personnel".

Il assure cependant que Pôle emploi pourra compter en 2011 "sur le 1,36 milliard d’euros que les pouvoirs publics se sont engagés à verser dans la convention tripartite Pôle emploi-Etat-Unedic", alors que la dotation de 2009 a été amputée de 187 millions d’euros.

Se disant "extrêmement prudent sur 2010" pour l’évolution du chômage, M. Charpy a indiqué que "comme chaque année, la rentrée de septembre va être compliquée" et que Pôle emploi va "mettre l’été à profit pour qu’il n’y ait pas de dossiers en instance et que tout le monde puisse être mobilisé à la rentrée sur la première priorité, sécuriser les inscriptions et l’indemnisation".

Pour autant, a-t-il ajouté, "il ne faut pas céder au pessimisme. Même si la situation n’est pas stabilisée, les offres d’emploi reprennent".

Quant au Plan Rebond destiné à quelque 350.000 chômeurs arrivés en fin de droits en 2010, "la montée en charge se fait progressivement" et "déjà plusieurs milliers de personnes peuvent (en) bénéficier", affirme M. Charpy.

Interrogé sur la demande de certains cabinets privés de placement d’annuler l’appel d’offres sur le reclassement de cadres, il se borne à répondre que "le marché a été notifié cette semaine de telle sorte que les premiers cadres puissent être pris en charge dès les premiers jours de septembre".

 

 

Fusion: Pôle emploi a dû décaler des priorités ou renoncer à des choix initiaux (Charpy)

 

Pôle emploi a dû "décaler des priorités" de la fusion ANPE-Assedic, voire renoncer à des choix initiaux "pas forcément bons" comme la polyvalence totale, à cause de la crise mais aussi de "calendriers impossibles" à tenir, a noté mercredi son directeur général Christian Charpy.

Sur fond de hausse massive du chômage, "on s’est concentrés tout au long de 2009 sur l’inscription et l’indemnisation et on a décalé un certain nombre de priorités parce qu’on avait trop de travail et parce qu’on avait fixé à Pôle emploi des objectifs de calendrier impossibles à atteindre", a-t-il expliqué lors des rencontres de la modernisation de l’Etat.

Il était demandé par exemple à Pôle emploi "de fusionner en l’espace de neuf mois toutes les anciennes agences ANPE (900) et antennes Assedic (600)", ce qui était "matériellement impossible", a rappelé M. Charpy, remarquant que le calendrier de fusion géographique des Direction générale des impôts et Direction générale des comptes publics avait été "un peu plus étendu".

"On a fait des sites mixtes (ex-ANPE avec ex-Assedic ndlr). On ne peut pas dire que c’est l’organisation définitive, il faudra deux à trois ans minimum pour régler l’ensemble des problèmes immobiliers", a-t-il ajouté lors d’une table-ronde sur "Pôle emploi à l’épreuve de la crise".

Quant à l’entretien unique d’inscription et à l’interlocuteur unique pour les chômeurs, qui étaient prévus "dans des délais très courts", Pôle emploi a renoncé "à l’expérience" à la polyvalence totale des salariés issus de l’ANPE (accompagnement) et des Assedic (indemnisation), a expliqué M. Charpy.

"A l’usage, on s’est rendu compte qu’un certain nombre de choix initiaux n’étaient pas forcément les bons", a-t-il ajouté, notant qu’"il n’y a pas un service public de l’emploi au monde fonctionnant avec une fusion totale des métiers", même pas en Grande-Bretagne ou en Allemagne, mais qu’"en France, l’idée a couru un moment qu’on était capable de tout faire".

"A l’expérience, on constate que la polyvalence est extrêmement difficile à acquérir", que "même si tous les agents sont extrêmement compétents (…) vous ne les rendez pas interchangeables" et qu’"il aurait fallu 20 jours de formation par agent pour plus de 40.000 agents", en pleine crise, a-t-il dit.

En revanche, a souligné M. Charpy, "il faut un socle de compétences quand les agents sont à l’accueil, au téléphone ou en agence, pour répondre à toutes les questions de premier niveau".

Pôle emploi : charge de travail “constante, au mieux” pendant 4-5 trimestres

 

Pôle emploi, qui a subi les chocs de la crise et de la fusion, va avoir une charge de travail "constante, au mieux, dans les quatre à cinq prochains trimestres" due notamment à la montée du chômage de longue durée, a estimé mercredi son directeur général Christian Charpy.

"Il ne faut pas penser qu’aujourd’hui la fusion étant faite -même si le processus continue- et la pression du chômage étant un peu moins élevée, la charge de travail va pour autant diminuer. La charge de travail va rester constante, au mieux, dans les prochains mois, les quatre-cinq prochains trimestres", a-t-il dit lors des rencontres pour la modernisation de l’Etat.

Notant que "si le chômage est un peu stabilisé, nous ne sommes pas du tout sortis d’une situation d’augmentation du chômage et les chiffres du deuxième trimestre ne seront pas bons", le directeur général a estimé qu’"avec la montée du chômage de longue durée, c’est là que les difficultés vont commencer".

Si l’inscription et l’indemnisation des demandeurs d’emploi ont été les priorités de Pôle emploi au plus fort de la récession, l’organisme né de la fusion ANPE-Assedic va désormais se concentrer davantage sur "le placement, par nature beaucoup plus difficile", a-t-il expliqué.

Face à une "charge extrêmement lourde" de travail, le directeur général de Pôle emploi a dit "ne pas penser qu’il faille recruter considérablement" car "il y a déjà eu des renforts considérables et on peut penser qu’il y aura à un moment une baisse d’intensité".

Quant à la sous-traitance au privé de l’accompagnement d’une partie des chômeurs, ce qui est "extrêmement onéreux", M. Charpy s’est déclaré "pas certain, compte tenu du débat budgétaire d’hier (mardi), de pouvoir maintenir la sous-traitance à ce niveau-là" après 2010.

Pour faire face à la crise, a-t-il rappelé, Pôle emploi "a embauché 3.000-4.000 personnes, fait un recours massif aux opérateurs privés de placement, augmenté l’intensité du travail".

Après avoir fait face au double choc de la crise et de la fusion ANPE-Assedic, "aujourd’hui, la situation est stabilisée" à Pôle emploi et en interne, "incontestablement, le climat s’est apaisé -parce qu’on a aussi mis beaucoup de moyens", a-t-il estimé.

Notant que "le chômage de longue durée est sur une pente ascendante" et que "la part des chômeurs indemnisés diminue, ce qui augmente le nombre de chômeurs en fin de droits", Xavier Timbeau, directeur du département analyse de l’Observatoire français des conjonctures économiques, a jugé que "le travail de Pôle emploi va devenir beaucoup plus difficile, beaucoup plus frustrant".

Pour Pôle emploi, "la priorité désormais est de requalifier, remettre à l’emploi", sachant que "le niveau du chômage représente une charge importante" qui va "s’inscrire dans la durée, sur plusieurs trimestres ou années", selon lui.

Mais, a-t-il remarqué, "le service public de l’emploi français est sous-staffé (moins d’effectifs, ndlr) par rapport à l’Allemagne ou au Royaume-Uni".

Négos OATT du 6 juillet 2010

 

Force Ouvrière fait avancer le projet,

Mais nous sommes encore loin du compte.

La Direction Générale avait pour ambition que cette journée du 6 juillet soit une séance ultime de négociation et relecture du texte adressée aux organisations syndicales le 1er juillet. Force est de constater qu’une séance supplémentaire est programmée le 20 juillet puisque nous n’avons pas pu dépasser le 2ème chapitre (sur 8 chapitres) du fait de nombreuses modifications à apporter au projet d’accord présenté.

Pour FORCE OUVRIERE un des points dur de la négociation porte sur la modification du préambule du texte qui doit impérativement prévoir le maintien des accords locaux, sachant que par ailleurs, agents issus de l’Assurance Chômage, revendiqueront le bénéfice qui leur est garantie par la loi, du maintien des « avantages acquis ». La DG continue de proposer ni plus, ni moins que la signature de l’accord national annule l’ensemble des accords nationaux et locaux existants. Face à notre revendication, le Directeur Général à du admettre qu’il existe des avantages individuels acquis et qu’il n’est pas possible de les annuler comme ça. Une nouvelle rédaction en ce sens doit être proposée. De même nous avons exigé et obtenu que les IRP régionaux soient informés et consultés sur ces aménagements / réduction du temps de travail. C’est pour FO un point de blocage non négociable : maintien et/ou reprise des accords locaux, possibilité d’en négocier d’autres.

Chapitre 1 

Article 1 : Pour FORCE OUVRIERE les contrats aidés de Pôle emploi doivent être protégés contre le travail dissimulé. En effet, un certains nombre d’entre eux font plus d’heures que ne prévoient leur contrat sans que cela soit comptabilisé. Nous avons proposé et obtenus que ces personnels badgent afin de permettre une meilleure garantie de respect de leurs heures de travail. Le Directeur Général c’est engagé à ce que les CUI/CAV disposent des mêmes 5 jours de repos supplémentaires que les autres salariés de Pôle emploi. Par ailleurs nous avons demandé que ces contrat bénéficient également de la possibilité de report des heures de dépassement dans les mêmes conditions que les autres agents (3h/12h). Pas de réponse précise…

Article 3 :

§1 FORCE OUVRIERE s’est opposée à ce que la Direction Générale solde ainsi la question de la journée de solidarité. Nous demandions un accord séparé, offrant diverses solutions au choix de l’agent. La DG prévoyait qu’un jour de RTT soit prélevé annuellement à tous les agents. Nous avons revendiqué et obtenu que les collègues soient libres dans l’organisation de « don » de la journée de solidarité :

- prise d’un jour RTT avec réintégration de 30 minutes (puisqu’une RTT est de 7H30 et la journée de solidarité de 7H)

- augmentation de la durée du temps de travail de 2 minutes par jour de l’agent (7H32 au lieu de 7H30)

- utilisation des heures du compteur « dépassement », du compteur « déplacement professionnel » , voire même des heures écrêtées … cette demande n’est pas encore « validées » par la DG…

La DG n’est pas opposée à faire un « article » séparé, mais pas d’accord séparé. , et de prévoir différentes modalités. Pour l’instant nous n’avons pas eu plus de précisions .

§2 Nous avons obtenu que la Direction Générale introduise dans le texte que le travail donné à l’agent soit compatible avec une journée de travail de 7H30, ou plus précisément l’horaire de travail conventionnel de 37h30 par semaine.

§3 FO a revendiqué que soit donnée une pause obligatoire de 10 mn aux agents faisant sur la demie journée d’accueil téléphonique ou physique des demandeurs d’emploi. La DG a refusé notre proposition, elle réserve au seul accueil téléphonique en continue cette obligation. Pas satisfaisant.

Article 4

§2 FO a obtenu que le délai de prévenance pour déposer un jour RTT soit ramené de 1 mois à 15 jours. Le responsable hiérarchique de l’agent devra rendre réponse à l’agent dans les 3 jours ouvrés sur l’acceptation ou le refus.

La possibilité de prendre des demi-journées de RTT était proposée à 3 jours maxi ; nous demandions 5 jours. D’autres demandaient la totalité…La réponse sera probablement dans la prochaine version….

Chapitre 2

Article 1 : Nous avons demandé à la DG de réduire le nombre d’heures de plages fixes prévus à l’accord, en fixant un maximum de 4heures par jour, car il est plus facile d’obtenir de la souplesse d’organisation lorsque les contraintes des plages fixes sont courtes. La DG n’a pas accédée à notre demande, se persuadant que les plages fixes les plus étendues lui donnent plus de garanties…. Erreur totale

Nous avons revendiqué que chaque agent puisse bénéficier 3 ½ journées par semaine de la variabilité des horaires (le choix pour chaque agent de n’être présent que pendant le durée de la plage fixe, 3 fois dans la semaine) contre 2 fois par semaine prévue par le texte. Le Directeur Général doit étudier la faisabilité de notre proposition.

Face au projet de la Direction de contraindre un agent qui ne respecterait pas les horaires de son Etablissement de se voir appliquer des horaires fixes, FO a obtenu que cela ne concerne que les situations durables et répétées, et que cette procédure soit encadrée par un entretien préalable avec l’intéressé avec possibilité de se faire assister par un DP afin de garantir les droits du collègue concerné.

Article 2 : FORCE OUVRIERE a obtenu de la Direction Générale que le crédit d’heures hebdomadaire pouvant être porté au compteur de l’agent qui effectue plus d’heures que les 37H30 conventionnelles soit de 3H45 au lieu de 3 heures par semaine (soit ½ journée de crédit… ou débit par semaine).

Prochaine réunion le 20 juillet. Il nous restera des points « durs » : le forfait cadre, et le compte épargne temps

Il faut zapper ce projet de loi

 

Comme nous l’expliquons depuis plusieurs semaines, le dossier «retraites» doit être traité au regard des ressources nécessaires, sans remettre en cause les droits des salariés quel que soit leur âge. Y compris en faisant une grande réforme fiscale et en favorisant la progression du pouvoir d’achat des salaires.
Ce n’est évidemment pas l’orientation délibérément choisie par le gouvernement qui veut faire payer toutes les générations par un recul de leurs droits, notamment en repoussant l’âge du droit au départ en retraite à taux plein et en allongeant la durée de cotisations.
Pour le gouvernement, il s’agit avant tout de satisfaire les attentes des marchés financiers.
Dans une telle situation, il faut zapper ce projet de loi avant d’exiger une réforme conforme aux droits et besoins des salariés. C’est pourquoi Force Ouvrière revendique en priorité un retrait de ce projet. Pendant tout l’été, nous allons informer, expliquer et convaincre largement du bien fondé de nos positions.
Celles-ci s’inscrivent dans une analyse globale au regard de la crise de système et du besoin de plus en plus pressant de justice sociale.
Nous défendons nos positions le 7 septembre où les militant(e)s Force Ouvrière devront être nombreux dans toutes les manifestations qui auront lieu sur l’ensemble du territoire.
Dès aujourd’hui, dans quelques départements, l’exigence de retrait du projet est portée par l’ensemble des organisations syndicales.
Du matériel d’information est actuellement en préparation. Il va rapidement parvenir aux unions départementales.
Les revendications ne prendront pas de vacances, les militants se relaieront dans la perspective d’un grand 7 septembre 2010.